vendredi 31 juillet 2009

Sur le motif




Et hop, je me suis mis à Colors!, le logiciel de peinture numérique pour Nintendo DS et Iphone, qui donne la possibilité de faire des esquisses couleur un peu près partout et tout le temps sur un support aussi petit qu'un palm. L'écran étant rétroéclairé on peut faire de la peinture la nuit. Chose que j'ai toujours plus ou moins voulu faire sans vraiment oser sortir avec mon chevalet et ma peinture à l'huile.
Ce n'est qu'un début, je ne maitrise pas le petit stylet de la DS (fraichement acquise) ni encore le logicie, mais je me suis amusé comme un (petit) fou.

jeudi 16 juillet 2009

Pourquoi est-ce drôle?



Je suis tombé hier sur Joséphine de Pénélope Bagieu. Et la page que je montre ici se trouve vers le début du bouquin (qui est une série de strips montrant le quotidien d'une trentenaire, ses angoisses, ses réactions face à la vie, tout ça avec des blagues). En page 8 donc, Pénélope se fait siffler par des ouvriers qu'elle s'empresse de rabrouer. Puis à la dernière case elle appelle un/une ami(e) :" -soupir- Rhô la la... -Non, rien, je me suis encore fait siffler..."
Quand j'ai vu ce gag j'ai de suite pensé à ce dessin de Booth paru en 2007 dans le New Yorker : Une jolie fille passe dans les rues d'un New York assez populaire, un type assis sur des marches la regarde, plein d'admiration. Derrière lui deux vieilles dames l'engueulent : "Mais siffle-là, gros con" (désolé pour la traduction un peu vulgaire, mais "dumb bastard" est assez violent en anglais, même si passé dans l'argo populaire/immigré italien).

Dans Joséphine, l'auteur veut dire "les filles râlent quand on les siffle mais en fait elles aiment ça". Et elle dessine : une fille qui râle quand on la siffle et qui dit à sa copine qu'en fait elle aime ça.
Dans le New Yorker, c'est la même idée à la base de la reflexion de l'auteur, mais au final il choisit d'enrichir l'idée et de modifier l'axe, ce qui donne : Siffler les filles est une attitude des années 50, une époque à laquelle l'homme aimait à montrer sa domination en sifflant une fille qu'il trouvait jolie. Maintenant l'homme n'ose plus siffler une fille qu'il trouverait belle, les rapports ne sont plus tout à fait les mêmes. Et les femmes des années 50 (des mamies d'aujourd'hui) aimeraient que les mecs soient un peu plus macho, parce que finalement, les filles, ben elles aimaient ça se faire siffler. Mais je résume beaucoup l'idée.
Je trouvais ça tellement frappant que dans un strip on ait une idée vieille comme le monde même pas apprêtée pour nous la faire manger aujourd'hui (Joséphine se fait siffler par...des hommes de chantier...), et en 6 dessins, alors que de l'autre côté on nous sert à priori la même idée, mais là c'est drôle, et c'est drôle parce que ça utilise un axe original, et qu'au final ça véhicule au moins 3 ou 4 idées derrière (et en un seul dessin). Ce qui fait rire, souvent, c'est la surprise ; et l'idée. Et dans les dessins du New Yorker, y'a quasiment à chaque coup les deux. Dans Joséphine, y'a ni l'un ni l'autre (même si je respecte Pénélope Bagieu) . Ce n'est pas gravissime non plus étant donné que l'auteur n'a pas voulu faire un livre uniquement drôle.

vendredi 10 juillet 2009



Deux petits (10x15cm) essais à la gouache. Ils ont quelques défauts de dessin ou de composition (voir même de perspective si on veut charger la mule). Mais ça n'est pas grave car le but de ces études était plus de tester un nouveau support pour mes gouaches : le papier gris bleuté. Il permet de donner du corps aux couleurs et aux valeurs même en restant légèrement transparent (peindre en lavis étant aussi un gain de temps notable). D'un point de vue chromatique, ça harmonise les couleurs entre elles, et pour travailler c'est plus agréable car le gris donne un ton moyen contre lequel se "battre", et finalement j'utilise moins le blanc (qui a tendance à "plomber" ou désaturer les teintes ). Quel jargon d'initié!